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Tombeau de Jovin
Photo : © Christian Devleeschauwer

Tombeau de Jovin

sculpteur
Rome - vers 265
Marbre de Marmara [analyse Vincent Barbin, 2007]
H x L x P en cm : 148 x 285 x 133
Affecté au musée Saint-Remi, 1978
Musée Saint-Remi (inv. 978.20171)

Ce tombeau aurait été édifié pour le général romain d’origine gauloise, Flavius Valerius Jovinus, né à Durocortorum au début du 4e siècle. Il présente une scène de chasse au lion, divisée en deux registres : à gauche, le défunt se prépare pour le départ, tandis qu’à droite, on l’aperçoit à cheval, s’apprêtant à transpercer un lion d’une lance. Ce type de figuration, que l’on retrouve fréquemment sur les sarcophages romains du 3e siècle, renvoie à l’iconographie de la chasse mythique. [C. Pichon, 2017]

Notice complète

Description

Sur la face principale est une chasse. À gauche, un personnage, imberbe, à cheveux courts, vêtu d’une culotte et d’une tunique sans manches, couvert d’une cuirasse avec épaulières et lambrequins par dessus laquelle est un manteau agrafé du coté droit, chaussé à orteils nus de brodequins décorés de mufles et de rinceaux. Sa main droite, dont les doigts sont brisés, est ramenée devant le corps ; l’autre main est cassée au poignet. À sa droite, un jeune homme à cheveux longs et bouclés, coiffé d’un bonnet phrygien, tient par la bride un cheval qui porte un collier orné d’un croissant et de clochettes et dont le dos est couvert d’un caparaçon fait d’une peau de lion agrafée sur le poitrail. Ce cheval, qu’un chien accompagne, est figuré en grande partie sur la face latérale gauche du sarcophage. Il est suvi d’un serviteur vêtu d’une tunique serrée à la taille et d’un manteau, chaussé, qui, d’une main tient une lance et de l’autre tend un casque à mentonnière, dont la calotte est décorée d’un griffon. Le cheval passe sous un segment de coupole supporté par un léger pilastre décoré de lierre ; la face extérieure de ce pilastre contient l’image d’un Fleuve couché, tenant de la main droite un roseau, et s’appuyant de l’autre main sur une urne renversée d’où l’eau s’écoule. À la gauche du personnage cuirassé, d’abord un enfant, les épaules seulement couvertes d’un manteau flottant, qui le regarde et, des deux mains, porte un second casque décoré d’une tête de bélier ; puis une héroîne, coiffée d’un casque à cimier, vêtue d’une tunique en exomide serrée à la taille et d’une culotte, un manteau sur l’épaule gauche ; elle est chaussée comme son compagnon et tient de la main droite un épieu ; à son bras gauche est passé un bouclier de forme ovale ; de la main, du même côté, l’héroïne s’appuie sur le pommeau d’un glaive. Au second plan, est un homme à cheveux courts, à barbe épaisse, placé de profil. Un cerf et un sanglier morts complètent le tableau.
À droite se trouve la chasse proprement dite. Monté sur son cheval, que l’on reconnaît à son collier et à son caparaçon, le même personnage, sans sa cuirasse, attaque un lion, qui, la gueule ouverte, le corps déjà transpercé d’une lance dont le fer et une partie du bois sont restés dans la plaie, bondit sur lui. Il tient de la main droite une lance et de l’autre main les rênes tressées de sa monture. Un barbare, la chevelure en désordre, est à demi-renversé sous le ventre du cheval et cherche à se protéger, au moyen d’un bouclier ovale, du lion qui l’a fait choir. Son costume se compose d’une tunique, d’un manteau et de braies qui sont engagées dans la chaussure, les mains sont brisées ; mais on peut se rendre compte que celle de gauche tenait deux javelots, dont la pointe fait saillie sur la bordure du sarcophage. Derrière ce barbare, en partie caché par le sanglier, est un chien, un autre chien courant vers la droite et un cerf mort sont sous le lion. Au second plan, trois hommes et un quatrième, dont on n’aperçoit qu’une partie de la tête, forment un groupe. Deux sont des barbares, reconnaissables à leur chevelure inculte et à leur physionomie ; les deux autres ont les cheveux courts et peuvent être pris pour des Romains. Un des barbares, monté sur un cheval dont le dos est aussi couvert d’une peau de lion, tient de la main droite une lance. L’autre paraît fuir ; il est chaussé de hautes bottines et n’a pour costume qu’un manteau agrafé sur l’épaule droite ; sa main gauche, que recouvrait le manteau, tenait une longue pique, dont il ne reste plus que le fer, au-dessous de la bordure supérieure du sarcophage. La main droite manque. L’un des Romains à pied, dont la main droite est aussi brisée, portait de la main gauche des javelots ou un lacet (?). Entre ce personnage et celui qui le précède est un rameau de chêne. Les quatre hommes tournent la tête vers le cavalier principal. Sur la face latérale droite sont deux hommes barbus, à cheveux courts, qui marchent en sens contraire, l’un de l’autre, mais regardent du même côté. Ils sont chaussés, portent une tunique serrée taille et un manteau flottant. L’un des deux tient une lance à la main gauche et de l’autre, un chien. Ce chien, comme tous les autres, a un collier à clous saillants. La sculpture des faces latérales est moins soignée et de plus faible relief que celles de la face principale.


Sujet/Thème
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Personne/Collectivité
JOVIN Flavius Valerius

Création

Titre
Tombeau de Jovin
Dénomination
sarcophage
sculpteur
Lieu : Rome
Epoque, datation : vers 265
sculpteur
Lieu : Reims
Epoque, datation : vers 375 ; Valentinien I

Technique

Domaine
archéologie gallo-romain sculpture croyances - coutumes

Libellé
Marbre de Marmara [analyse Vincent Barbin, 2007]
Matière
marbre de Marmara

H x L x P en cm
148 x 285 x 133
Hauteur en cm
148
Longueur en cm
285
Profondeur en cm
133
Poids en kg
5500

Contexte

Usage

Date d'utilisation
1799/10
Lieu d'utilisation
Reims, abbaye Saint-Nicaise, église abbatiale
Notes
Le tombeau est installé dans l'église Saint-Nicaise lorsque celle-ci remplace l'église Saint-Agricole et Saint-Vital [sources: Bergier, 1622; Marlot, 1666] Le tombeau est transporté à la cathédrale de Reims au moment de la démolition de l'église Saint-Nicaise [source: Loriquet, 1880, p. 30]
pratique funéraire
Destinataire
Flavius Valerius JOVIN
(Reims (incertain) - Reims, vers 370)
Date d'utilisation
2e moitié 4e siècle
Lieu d'utilisation
Reims, église Saint-Agricole et Saint-Vital
Notes
[source: Bergier, 1622]

Oeuvre en rapport

  • 2013.0.16 Buste de Jovin (moulage) Sculpture\MLV - Oeuvre en rapport (iconographie)

Identification

Numéro d'inventaire
978.20171

Statut administratif

  • 978 Changement d'affectation, 1978 (Actuel)
    Affecté au musée Saint-Remi
  • 865.20 Changement d'affectation, 1865 (Antérieur)

Situation

  • Exposé

Donnée patrimoniale

  • Propriétaire : Ville de Reims
  • Protection au titre des monuments historiques : classé (06/08/1841)

Référence

Bibliographie

  • R-ARCHEOLOGIA-N°871/12.2018
  • 1402 Catalogue expos.," Der Naumburger Meister, Bildhauer und architekt im europa der kathedralen, Michael Imhof Verlag", 29/06/ 2011
    Band 1, p. 191, photos.
  • 1401 Connaissance des Arts, n° H.S," Reims", 2011
    "Reims, La cathédrale et les vitraux" d'Imi Knoebel, n° 499, juin, p. 44 à 47, photo p. 47.
  • Carte arch.de la Gaule Marne 51/2,Reims,2010
    P. 319 à 321 fig. 501 (erreur du n° d'inventaire)
  • 1383 Moine N.,"Le rêve inachevé de Narcisse Brunette", juin 2009
    p. 409 - 423, Les vertus de l'interdisciplinarité, mélanges offerts à Marcel Bazin, Les Cahiers de l'IATEUR, n° sépécial, textes réunis par Anne-Marie Grange, Pernette Grandjean et Alain Reynaud.

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