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Orphée et Euridyce dans le métro
HENRY
© Adagp, Paris, 2021
Photo : © Christian Devleeschauwer

Orphée et Euridyce dans le métro

Maurice HENRY (dessinateur)
École, pays : France
Cambrai, 1907 - Milan, 1984
vers 1970
Lithographie en 4 couleurs sur papier vélin ivoire épais à bords frangés
Dessin H x L en cm : 49,8 x 70,1
Achat avec participation du FRAM Elda HENRY, 16/03/2007
Musée des Beaux-Arts (inv. 2006.1.11.2)

Poète, peintre et dessinateur, Maurice Henry est encore lycéen à Cambrai quand, en 1926, il entre en correspondance avec les Rémois René Daumal et Roger Vailland qui l’initient au « simplisme » au côté de Roger Gilbert-Lecomte. Bientôt, son ami le dessinateur et photographe Arthur Harfaux les rejoint. Avec le peintre Joseph Sima, le groupe donne naissance au Grand Jeu, revue et aussi mouvement éphémère du même nom. À cette aventure, Henry participe par des textes violents et des dessins insolites.

À partir de 1930, son engagement politique détermine une attitude plus radicale qui le rapproche du surréalisme d’André Breton. Puis, il devient journaliste et fait du cinéma avec son ami Harfaux : ils sont tour à tour gagmen, adaptateurs et scénaristes. C’est le dessin d’humour teinté d’irrévérence et de poésie qui participe, depuis les débuts de Maurice Henry, de sa renommée ; installé à Milan, il revient vers 1968 à la peinture, sa vocation.

Depuis 2003, le musée des Beaux-Arts conserve un important fonds : trois peintures, cinq céramiques, deux objets surréalistes et soixante-quinze dessins et estampes évoquent une large période de sa création. Alors qu’il vient de prendre une série de photographies du métro parisien et de statues Art nouveau – reproduites en 1979 dans un ouvrage, « Hommage », de son ami poète Roberto Sanesi –, Henry met en scène l’histoire d’Orphée et Eurydice dans le métro. Les héros mythologiques et les amours tragiques l’ont déjà inspiré.

Dans cet ensemble de sept lithographies colorées, fidèle à sa ligne claire, l’artiste se nourrit d’images populaires et de rêveries pour célébrer le mythe. Peut-être même se souvient-il d’une séquence incroyable du film « Roma » de Fellini, sorti en 1972 et montrant la découverte éphémère de vestiges et fresques antiques dans les entrailles du métro, alors en construction. Avec Henry, le jeu de la vie et de la mort ne cesse de se renouveler. Les amoureux évoluent dans un monde souterrain où notre œil, embarqué dans une sorte de train fantôme, rencontre des créatures bizarres et élégantes. L’humour noir, pour lequel il reçoit le grand prix en 1975, s’invite encore dans cette planche. [M.-H. Montout-Richard, 2020]

Notice complète

Description

Sujet/Thème
de fantaisie flamme squelette rocher tête

Création

titre de la série
Orphée et Euridyce dans le métro
dessinateur
Maurice HENRY
Cambrai, 1907 - Milan, 1984
Nationalité, culture : Française
École, pays : France
Epoque, datation : vers 1970

Technique

Domaine
dessin

Libellé
Lithographie en 4 couleurs sur papier vélin ivoire épais à bords frangés
Technique
lithographie
Support
papier vélin

Dessin H x L en cm
49,8 x 70,1
Passe-partout conservation H x L en cm
61 x 81

Contexte

Inscription

  • numéro
    au centre, en bas
    VIII/XXX
  • signé
    en bas à droite
    maurice / henry

Identification

Numéro d'inventaire
2006.1.11.2

Statut administratif

  • 2006.1 Achat avec participation du FRAM Elda HENRY, 16/03/2007 (Actuel)

Situation

  • Exposé dans le futur musée

Collection antérieure

Référence

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