Domaine publicPhoto : Corentin Le Goff
Le Christ et les pélerins d’Emmaüs
Informations sur la création de l'œuvre
Jean HÉLART (attribué à)École, pays : Reims
Reims, 1618 - Reims, 1685/01/12
incertain 1683
Informations techniques sur l'œuvre
Huile sur toileH x L x P en cm : 220 x 145 x 37
Informations générales sur l'œuvre
Centre hospitalier universitaire de ReimsMusée Saint-Remi (D.1955-40558)
Description
Au centre de la composition, le Christ, la tête auréolée, est attablé. Il est vêtu d’une tunique bleue et d’un manteau rouge, et de sa main droite, bénit le morceau de pain qu’il tient dans sa main gauche. Sur la table, se trouvent des couverts, des assiettes, un verre, une carafe de vin et une coupelle de fleurs. À gauche du Christ, un jeune homme tenant un plat dans les mains et coiffé d’un chapeau à plume, se tient debout. À droite, un homme coiffé d’un tissu vert porte les deux mains à sa ceinture. Au premier plan à gauche, un homme âgé et barbu est assis, portant la main à sa poitrine dans un geste de surprise. À droite, un autre homme vêtu d’une robe de bure, un chapeau accroché au cou et tombant dans le dos, est penché vers la table, les mains jointes. À ses pieds, un chien couché et une feuille de papier présentant des armoiries. En arrière plan, un mur avec un encadrement de porte.
- Sujet/Thème
- scène biblique intérieur groupe de figures Christ assis manteau tunique bénédiction Pèlerins d'Emmaüs repas table couvert assiette carafe verre à pied fleur serviteur chapeau plume homme barbe étonnement robe de bure chien couché armoiries élément d'architecture
- Personne/Collectivité
- Ravineau/Dorigny (famille)
Création
- titre attribué
- Le Christ et les pélerins d'Emmaüs
- autre titre attribué
- Les Pèlerins d'Emmaüs
- attribué à / atelier
-
Jean HÉLART
Reims, 1618 - Reims, 1685/01/12
Nationalité, culture : Française
École, pays : Reims ; France
Epoque, datation : incertain 1683
Jean hélart partit de bonne heure pour aller étudier à Rome les modèles des grands maîtres de l'Ecole italienne. C'est dans cette ville qu'il se serait lié d'amitié avec le célèbre Lebrun, le représentant attitré de la peinture solennelle et pompeuse, chère à la cour du roi Louis XIV. Plus modeste que son camarade et moins sûr de son pinceau, au lieu de la suivre à paris, Hélart se contnta de revenir s'installer dans sa ville natale. Les commandes affluèrent d'ailleurs à son atelier.Peintre ordinaire du couvent des Jésuites de l'abbaye de saint-pierre-les-dames, ensuite peintre officiel du Conseil de Ville, Hélart vécut de sa profession comme l'affirme La Fontaine. sans parler de la fameuse galerie de 156 portraits du chateau d'Etoges, on comptait encore au commencement du XIXème siècle, ta,t chez les particuliers que dans les diverses églises de la ville, une quarantiane de ses compositions authentifiées. Ce peintre de scènes édifiantes était, dans le privé, un joyeux compagnon. Son humeur enjoué, sa verve caustique, ses multiples aventures en faisaient l'un des boutre-en-train du Tripot de la Fleur de Lys. C'est là que le chanoine maucroix dut le présenter au bon La Fontaine, et, qu'entre deux pots de vin, le galant rapporta l'étrange équipée favorisée par sa complaisante épouse. Le docte M. Saubinet, dans une étude publiée en 1846, au tome V des travaux de l'Académie, affirme gravement qu'un chirurgien bien connu de reims, Husson, mort en 1810, assurait avoir connu les filles des deux voisines, désignées sous le nom d'Alis et Simonette. Jean Hélart aurait connu Le Brun à Rome en 1642 et aurait développé à son contact le goût de l'art académique ; il obtient en 1670 le titre de peintre de la ville de Reims ; il est reçu le 30 mars 1677 à l'Académie royale avec Isaac de Lacroix sous couvert de fonder une académie analogue à Reims placée sous la protection du premier peintre de Louis XIV. Il produisit un grand nombre de scènes religieuses et fut un grand portraitiste, ce qui orienta visiblement la carrière de son fils Jacques. Jean forma assura la formation de ses enfants, Jacques, Claude et sa fille Marie [source : Paris, galerie Virginie Pitchal, 2000]. Proche de La Fontaine ; passe pour être le peintre au cœur du la fable Les Rémois [source : Danton, 1855]. "Hellart, l'ami de La Fontaine, "très bon époux, encore meilleur galant", mais reflet affadi de Vouet et de la Hire, ainsi que le montre la Sainte Famille de M. l'abbé Tourneur" [source : Darcel, Expositions rétrospectives d'Orléans et de Reims in GBA, 18760701, tome XIV, 2e période, 229e livraison, p.83-96, p. 96].
Peintres B (personnage du Christ), C(?) (pour les personnages les plus maladroits) et D (nature morte); datation par comparaison avec D.1955-40557 et D.1955-40561 [Tour, 2017]
- d'après
-
LE TITIEN (dit)
Pieve di Cadore, vers 1488 - Venise, vers 1576
École, pays : Italie
d'après un original du 16e siècle conservé au musée du Louvre [CP, 2023]
- ancienne attribution / peintre
-
Jean HÉLART
Reims, 1618 - Reims, 1685/01/12
Nationalité, culture : Française
École, pays : Reims ; France
Lieu : Reims
Epoque, datation : 17e siècle
Jean hélart partit de bonne heure pour aller étudier à Rome les modèles des grands maîtres de l'Ecole italienne. C'est dans cette ville qu'il se serait lié d'amitié avec le célèbre Lebrun, le représentant attitré de la peinture solennelle et pompeuse, chère à la cour du roi Louis XIV. Plus modeste que son camarade et moins sûr de son pinceau, au lieu de la suivre à paris, Hélart se contnta de revenir s'installer dans sa ville natale. Les commandes affluèrent d'ailleurs à son atelier.Peintre ordinaire du couvent des Jésuites de l'abbaye de saint-pierre-les-dames, ensuite peintre officiel du Conseil de Ville, Hélart vécut de sa profession comme l'affirme La Fontaine. sans parler de la fameuse galerie de 156 portraits du chateau d'Etoges, on comptait encore au commencement du XIXème siècle, ta,t chez les particuliers que dans les diverses églises de la ville, une quarantiane de ses compositions authentifiées. Ce peintre de scènes édifiantes était, dans le privé, un joyeux compagnon. Son humeur enjoué, sa verve caustique, ses multiples aventures en faisaient l'un des boutre-en-train du Tripot de la Fleur de Lys. C'est là que le chanoine maucroix dut le présenter au bon La Fontaine, et, qu'entre deux pots de vin, le galant rapporta l'étrange équipée favorisée par sa complaisante épouse. Le docte M. Saubinet, dans une étude publiée en 1846, au tome V des travaux de l'Académie, affirme gravement qu'un chirurgien bien connu de reims, Husson, mort en 1810, assurait avoir connu les filles des deux voisines, désignées sous le nom d'Alis et Simonette. Jean Hélart aurait connu Le Brun à Rome en 1642 et aurait développé à son contact le goût de l'art académique ; il obtient en 1670 le titre de peintre de la ville de Reims ; il est reçu le 30 mars 1677 à l'Académie royale avec Isaac de Lacroix sous couvert de fonder une académie analogue à Reims placée sous la protection du premier peintre de Louis XIV. Il produisit un grand nombre de scènes religieuses et fut un grand portraitiste, ce qui orienta visiblement la carrière de son fils Jacques. Jean forma assura la formation de ses enfants, Jacques, Claude et sa fille Marie [source : Paris, galerie Virginie Pitchal, 2000]. Proche de La Fontaine ; passe pour être le peintre au cœur du la fable Les Rémois [source : Danton, 1855]. "Hellart, l'ami de La Fontaine, "très bon époux, encore meilleur galant", mais reflet affadi de Vouet et de la Hire, ainsi que le montre la Sainte Famille de M. l'abbé Tourneur" [source : Darcel, Expositions rétrospectives d'Orléans et de Reims in GBA, 18760701, tome XIV, 2e période, 229e livraison, p.83-96, p. 96].
[base Palissy, 2023]
- ancienne attribution / peintre
-
ANONYME FRANCAIS 17ème siècle
École, pays : France
Lieu : France
Epoque, datation : 17e siècle
[fiches de dépôt CHR, 1980-1990 et 1997]
Technique
- Domaine
- peinture
- Libellé
- Huile sur toile
- Technique
- peinture à l'huile
- Support
- toile
- H x L x P en cm
- 220 x 145 x 37
- Hauteur en cm
- 220
- Largeur en cm
- 145
- Profondeur en cm
- 37
Contexte
Usage
cadeau
- Destinataire
- Ravineau/Dorigny (famille)
- Lieu d'utilisation
- Reims, collège des Jésuites
- Notes
- Les armoiries figurant en bas à droite mêlent les armes de la famille Ravineau pour la partie droite de l’écu et celles de la famille Dorigny pour la gauche. Ce blason pourrait mêler la famille Ravineau par les mâles et les Dorigny par les femmes à moins qu’il ne s’agisse d’armoiries de courtoisie [Tour, 2017]
Inscription
-
armoiries
en bas à droite, Armoiries de la famille Ravineau/Dorigny: d'argent, au chevron d'azur, accompagné en chef de deux roses de gueules, et en pointe d'une grappe de raisin avec tige et feuilles au naturel et deux supports de feuilles dorées (pour la droite) et d'azur à la licorne d'argent (pour la gauche)
Identification
- Numéro de dépôt
- D.1955-40558
- Numéro d'inventaire du déposant
- 1955.40558
Statut administratif
- Dépôt Centre hospitalier universitaire de Reims (Actuel)
Situation
- Exposé
Donnée patrimoniale
- Propriétaire : Centre hospitalier universitaire de Reims
- Protection au titre des monuments historiques : classé (23/05/1979)
Référence
Bibliographie
-
Tour Noël, "Jean Hellart, 1618-1682, peintre rémois", mémoire de recherche, 2017
Cat 22; p.71-72-73 et p.38 -
CERF Louis Charles, Tableaux anciens conservés dans quelques communautés et chapelles de Reims
Reims, 1896
p. 240
Exposition
-
Le siècle de Colbert. Reims au XVIIe siècle Musée Saint-Remi
17/10/2019 - 19/01/2020 -
À table. Manger à travers les âges Musée Saint-Remi
20/05/2017 - 31/07/2017
Cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.
Télécharger le visuel Haute Définition
Cette oeuvre sera numérisée en haute définition lors d'une prochaine campagne.
Demander un nouveau visuel HD