Domaine publicPhoto : Corentin Le Goff
Le Christ et la Samaritaine au puits de Jacob
Informations sur la création de l'œuvre
ANONYME FRANCAIS 17ème siècle (attribué à)École, pays : France
France - 1689
Informations techniques sur l'œuvre
Huile sur toileH x L x E en cm sans cadre : 217 x 143,5 x 4
Informations générales sur l'œuvre
Centre hospitalier universitaire de ReimsMusée Saint-Remi (D.1955-40145)
Cette œuvre présente les armoiries de la famille Ravineau, que l’on retrouve sur plusieurs tableaux du musée Saint-Remi : d’argent au chevron d’azur, accompagné au chef de deux roses de gueules, et en pointe d’une grappe de raisin avec tiges et feuilles au naturel et deux supports dorés. Les notables de la Ville ont souvent réalisé des commandes soit pour eux, soit pour les églises et abbayes dans lesquelles ils avaient des attaches particulières. [B. Hernu, 2019]
Oeuvres en rapport
Description
Évocation de l’apparition du Christ à une Samaritaine venue puiser de l’eau au puits de Jacob. À droite se tient le Christ (robe bleue, manteau rouge), assis, et le bras droit appuyé sur la margelle du puits, main droite levée. Il semble s’adresser à la Samaritaine, vêtue d’une blouse blanche, robe bleue, manteau marron, qui a posé sa jarre sur le bord du puits. En arrière plan à droite, un couple discute. Derrière eux, paysage de sous bois d’où émergent les murs de Jérusalem. En bas à gauche, feuille de papier présentant des armoiries.
- Sujet/Thème
- scène biblique La Samaritaine au puits Christ tunique manteau assis puits femme robe jarre paysage arbre couple discussion élément d'architecture armoiries
- Lieu
- Jérusalem
- Personne/Collectivité
- Ravineau Gérard
Création
- titre attribué
- Le Christ et la Samaritaine au puits de Jacob
- autre titre attribué
- Jésus et la Samaritaine
- attribué à / peintre
-
ANONYME FRANCAIS 17ème siècle
École, pays : France
Lieu : France
Epoque, datation : 1689
[fiches de dépôt CHR, 1980-1990 et 1997; Tour, 2017]
- dans le style de
-
Jean HÉLART
Reims, 1618 - Reims, 1685/01/12
Nationalité, culture : Française
École, pays : Reims ; France
Epoque, datation : 1689
Jean hélart partit de bonne heure pour aller étudier à Rome les modèles des grands maîtres de l'Ecole italienne. C'est dans cette ville qu'il se serait lié d'amitié avec le célèbre Lebrun, le représentant attitré de la peinture solennelle et pompeuse, chère à la cour du roi Louis XIV. Plus modeste que son camarade et moins sûr de son pinceau, au lieu de la suivre à paris, Hélart se contnta de revenir s'installer dans sa ville natale. Les commandes affluèrent d'ailleurs à son atelier.Peintre ordinaire du couvent des Jésuites de l'abbaye de saint-pierre-les-dames, ensuite peintre officiel du Conseil de Ville, Hélart vécut de sa profession comme l'affirme La Fontaine. sans parler de la fameuse galerie de 156 portraits du chateau d'Etoges, on comptait encore au commencement du XIXème siècle, ta,t chez les particuliers que dans les diverses églises de la ville, une quarantiane de ses compositions authentifiées. Ce peintre de scènes édifiantes était, dans le privé, un joyeux compagnon. Son humeur enjoué, sa verve caustique, ses multiples aventures en faisaient l'un des boutre-en-train du Tripot de la Fleur de Lys. C'est là que le chanoine maucroix dut le présenter au bon La Fontaine, et, qu'entre deux pots de vin, le galant rapporta l'étrange équipée favorisée par sa complaisante épouse. Le docte M. Saubinet, dans une étude publiée en 1846, au tome V des travaux de l'Académie, affirme gravement qu'un chirurgien bien connu de reims, Husson, mort en 1810, assurait avoir connu les filles des deux voisines, désignées sous le nom d'Alis et Simonette. Jean Hélart aurait connu Le Brun à Rome en 1642 et aurait développé à son contact le goût de l'art académique ; il obtient en 1670 le titre de peintre de la ville de Reims ; il est reçu le 30 mars 1677 à l'Académie royale avec Isaac de Lacroix sous couvert de fonder une académie analogue à Reims placée sous la protection du premier peintre de Louis XIV. Il produisit un grand nombre de scènes religieuses et fut un grand portraitiste, ce qui orienta visiblement la carrière de son fils Jacques. Jean forma assura la formation de ses enfants, Jacques, Claude et sa fille Marie [source : Paris, galerie Virginie Pitchal, 2000]. Proche de La Fontaine ; passe pour être le peintre au cœur du la fable Les Rémois [source : Danton, 1855]. "Hellart, l'ami de La Fontaine, "très bon époux, encore meilleur galant", mais reflet affadi de Vouet et de la Hire, ainsi que le montre la Sainte Famille de M. l'abbé Tourneur" [source : Darcel, Expositions rétrospectives d'Orléans et de Reims in GBA, 18760701, tome XIV, 2e période, 229e livraison, p.83-96, p. 96].
[Tour, 2017]
- ancienne attribution / peintre
-
Jean HÉLART
Reims, 1618 - Reims, 1685/01/12
Nationalité, culture : Française
École, pays : Reims ; France
Lieu : Reims
Epoque, datation : 1689
Jean hélart partit de bonne heure pour aller étudier à Rome les modèles des grands maîtres de l'Ecole italienne. C'est dans cette ville qu'il se serait lié d'amitié avec le célèbre Lebrun, le représentant attitré de la peinture solennelle et pompeuse, chère à la cour du roi Louis XIV. Plus modeste que son camarade et moins sûr de son pinceau, au lieu de la suivre à paris, Hélart se contnta de revenir s'installer dans sa ville natale. Les commandes affluèrent d'ailleurs à son atelier.Peintre ordinaire du couvent des Jésuites de l'abbaye de saint-pierre-les-dames, ensuite peintre officiel du Conseil de Ville, Hélart vécut de sa profession comme l'affirme La Fontaine. sans parler de la fameuse galerie de 156 portraits du chateau d'Etoges, on comptait encore au commencement du XIXème siècle, ta,t chez les particuliers que dans les diverses églises de la ville, une quarantiane de ses compositions authentifiées. Ce peintre de scènes édifiantes était, dans le privé, un joyeux compagnon. Son humeur enjoué, sa verve caustique, ses multiples aventures en faisaient l'un des boutre-en-train du Tripot de la Fleur de Lys. C'est là que le chanoine maucroix dut le présenter au bon La Fontaine, et, qu'entre deux pots de vin, le galant rapporta l'étrange équipée favorisée par sa complaisante épouse. Le docte M. Saubinet, dans une étude publiée en 1846, au tome V des travaux de l'Académie, affirme gravement qu'un chirurgien bien connu de reims, Husson, mort en 1810, assurait avoir connu les filles des deux voisines, désignées sous le nom d'Alis et Simonette. Jean Hélart aurait connu Le Brun à Rome en 1642 et aurait développé à son contact le goût de l'art académique ; il obtient en 1670 le titre de peintre de la ville de Reims ; il est reçu le 30 mars 1677 à l'Académie royale avec Isaac de Lacroix sous couvert de fonder une académie analogue à Reims placée sous la protection du premier peintre de Louis XIV. Il produisit un grand nombre de scènes religieuses et fut un grand portraitiste, ce qui orienta visiblement la carrière de son fils Jacques. Jean forma assura la formation de ses enfants, Jacques, Claude et sa fille Marie [source : Paris, galerie Virginie Pitchal, 2000]. Proche de La Fontaine ; passe pour être le peintre au cœur du la fable Les Rémois [source : Danton, 1855]. "Hellart, l'ami de La Fontaine, "très bon époux, encore meilleur galant", mais reflet affadi de Vouet et de la Hire, ainsi que le montre la Sainte Famille de M. l'abbé Tourneur" [source : Darcel, Expositions rétrospectives d'Orléans et de Reims in GBA, 18760701, tome XIV, 2e période, 229e livraison, p.83-96, p. 96].
[Sutaine, 1846-1847]
Technique
- Domaine
- peinture
- Libellé
- Huile sur toile
- Technique
- peinture à l'huile
- Support
- toile
- H x L x E en cm sans cadre
- 217 x 143,5 x 4
- Hauteur en cm
- 217
- Largeur en cm
- 143,5
- Épaisseur en cm
- 4
Contexte
Usage
cadeau
- Destinataire
-
Gérard Ravineau
(vers 1628 - Reims, 1711/05/13) - Lieu d'utilisation
- Reims, collège des Jésuites
- Notes
- D’après Sutaine, le tableau était dans la chapelle, et l’abbé Cerf le situe auprès du maître-autel [Sutaine, 1846-1847 ; Cerf, 1895]. Selon Cerf, les armoiries en bas à gauche pourraient être celles de Ravineau de Toussicourt conseiller de la ville. Il s’agit sans doute de Gérard Ravineau, conseiller du roi au siège royal et présidial de Reims [Cerf, 1895 : Tour, 2017]
Oeuvres en rapport
- Le Christ et la Samaritaine - Oeuvre en rapport (création)
- Jésus et la Samaritaine - Oeuvre en rapport (iconographie)
- Wilbault Nicolas, Le Christ et la Samaritaine, 1733 (SAINT-QUENTIN ) - Oeuvre en rapport (iconographie)
- Anonyme français 17e, Le Christ et la Samaritaine, 17ème siècle (REIMS, église Saint-André ) - Oeuvre en rapport (iconographie)
- Vermiglio Giuseppe, La Samaritaine au puits, 1ère moitié 17e s. (Galerie Sabauda ) - Oeuvre en rapport (iconographie)
Inscription
-
daté
en bas à gauche, Sur la feuille de papier, sous les armes de la famille Ravineau
1689 -
armoiries
en bas à gauche, Armoiries de la famille Ravineau: d'argent, au chevron d'azur, accompagné en chef de deux roses de gueules, et en pointe d'une grappe de raisin avec tige et feuilles au naturel et deux supports de feuilles dorées
Identification
- Numéro de dépôt
- D.1955-40145
- Numéro d'inventaire du déposant
- 1955.40145
Statut administratif
- Dépôt Centre hospitalier universitaire de Reims (Actuel)
Situation
- Exposé
Donnée patrimoniale
- Propriétaire : Centre hospitalier universitaire de Reims
- Protection au titre des monuments historiques : classé (08/12/1994)
Référence
Bibliographie
-
Tour Noël, "Jean Hellart, 1618-1682, peintre rémois", mémoire de recherche, 2017
Cat. 43; p.99 et 82 -
CERF Louis Charles, Tableaux anciens conservés dans quelques communautés et chapelles de Reims
Reims, 1896
p.241-242 -
Sutaine Maxime, « Jean Hélart », Séances et travaux de l’Académie de Reims, 1846-1847, vol. 5
p.226-238, L. Jacquet (Reims), p. 229
Exposition
-
Le siècle de Colbert. Reims au XVIIe siècle Musée Saint-Remi
17/10/2019 - 19/01/2020
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