Domaine publicPhoto : Corentin Le Goff
La multiplication des pains et des poissons
Informations sur la création de l'œuvre
Jean HÉLART (peintre)École, pays : Reims
Reims, 1618 - Reims, 1685/01/12
Reims - 1684
Informations techniques sur l'œuvre
Huile sur toileH x L x E en cm sans cadre : 215 x 151,5 x 4
Informations générales sur l'œuvre
Centre hospitalier universitaire de ReimsMusée Saint-Remi (D.1955-40144)
Description
Au centre, le Christ (tunique bleue manteau rouge), est assis sous un arbre, sa main droite levée, et regarde un enfant qui lui apporte du poisson. Il est entouré d’une foule de personnages. À sa gauche, un vieillard barbu lui tend la main. À ses pieds, deux femmes richement vêtues, sont assises par terre avec un bébé joufflu et nu sur les genoux. En bas à gauche, feuille de papier avec armoiries.
- Sujet/Thème
- scène biblique Multiplication des pains Christ tunique nimbe manteau assis groupe de figures foule arbre enfant poisson vieillard femme nourrisson nudité armoiries
- Personne/Collectivité
- Roland (famille)
Création
- titre attribué
- La multiplication des pains et des poissons
- autre titre attribué
- Jésus bénissant des poissons
- peintre
-
Jean HÉLART
Reims, 1618 - Reims, 1685/01/12
Nationalité, culture : Française
École, pays : Reims ; France
Lieu : Reims
Epoque, datation : 1684
Jean hélart partit de bonne heure pour aller étudier à Rome les modèles des grands maîtres de l'Ecole italienne. C'est dans cette ville qu'il se serait lié d'amitié avec le célèbre Lebrun, le représentant attitré de la peinture solennelle et pompeuse, chère à la cour du roi Louis XIV. Plus modeste que son camarade et moins sûr de son pinceau, au lieu de la suivre à paris, Hélart se contnta de revenir s'installer dans sa ville natale. Les commandes affluèrent d'ailleurs à son atelier.Peintre ordinaire du couvent des Jésuites de l'abbaye de saint-pierre-les-dames, ensuite peintre officiel du Conseil de Ville, Hélart vécut de sa profession comme l'affirme La Fontaine. sans parler de la fameuse galerie de 156 portraits du chateau d'Etoges, on comptait encore au commencement du XIXème siècle, ta,t chez les particuliers que dans les diverses églises de la ville, une quarantiane de ses compositions authentifiées. Ce peintre de scènes édifiantes était, dans le privé, un joyeux compagnon. Son humeur enjoué, sa verve caustique, ses multiples aventures en faisaient l'un des boutre-en-train du Tripot de la Fleur de Lys. C'est là que le chanoine maucroix dut le présenter au bon La Fontaine, et, qu'entre deux pots de vin, le galant rapporta l'étrange équipée favorisée par sa complaisante épouse. Le docte M. Saubinet, dans une étude publiée en 1846, au tome V des travaux de l'Académie, affirme gravement qu'un chirurgien bien connu de reims, Husson, mort en 1810, assurait avoir connu les filles des deux voisines, désignées sous le nom d'Alis et Simonette. Jean Hélart aurait connu Le Brun à Rome en 1642 et aurait développé à son contact le goût de l'art académique ; il obtient en 1670 le titre de peintre de la ville de Reims ; il est reçu le 30 mars 1677 à l'Académie royale avec Isaac de Lacroix sous couvert de fonder une académie analogue à Reims placée sous la protection du premier peintre de Louis XIV. Il produisit un grand nombre de scènes religieuses et fut un grand portraitiste, ce qui orienta visiblement la carrière de son fils Jacques. Jean forma assura la formation de ses enfants, Jacques, Claude et sa fille Marie [source : Paris, galerie Virginie Pitchal, 2000]. Proche de La Fontaine ; passe pour être le peintre au cœur du la fable Les Rémois [source : Danton, 1855]. "Hellart, l'ami de La Fontaine, "très bon époux, encore meilleur galant", mais reflet affadi de Vouet et de la Hire, ainsi que le montre la Sainte Famille de M. l'abbé Tourneur" [source : Darcel, Expositions rétrospectives d'Orléans et de Reims in GBA, 18760701, tome XIV, 2e période, 229e livraison, p.83-96, p. 96].
[Sutaine, 1846-1847; fiches de dépôt CHR, 1980-1990 et 1997; Tour, 2017]
- attribué à / atelier
-
Jean HÉLART
Reims, 1618 - Reims, 1685/01/12
Nationalité, culture : Française
École, pays : Reims ; France
Epoque, datation : 1684
Jean hélart partit de bonne heure pour aller étudier à Rome les modèles des grands maîtres de l'Ecole italienne. C'est dans cette ville qu'il se serait lié d'amitié avec le célèbre Lebrun, le représentant attitré de la peinture solennelle et pompeuse, chère à la cour du roi Louis XIV. Plus modeste que son camarade et moins sûr de son pinceau, au lieu de la suivre à paris, Hélart se contnta de revenir s'installer dans sa ville natale. Les commandes affluèrent d'ailleurs à son atelier.Peintre ordinaire du couvent des Jésuites de l'abbaye de saint-pierre-les-dames, ensuite peintre officiel du Conseil de Ville, Hélart vécut de sa profession comme l'affirme La Fontaine. sans parler de la fameuse galerie de 156 portraits du chateau d'Etoges, on comptait encore au commencement du XIXème siècle, ta,t chez les particuliers que dans les diverses églises de la ville, une quarantiane de ses compositions authentifiées. Ce peintre de scènes édifiantes était, dans le privé, un joyeux compagnon. Son humeur enjoué, sa verve caustique, ses multiples aventures en faisaient l'un des boutre-en-train du Tripot de la Fleur de Lys. C'est là que le chanoine maucroix dut le présenter au bon La Fontaine, et, qu'entre deux pots de vin, le galant rapporta l'étrange équipée favorisée par sa complaisante épouse. Le docte M. Saubinet, dans une étude publiée en 1846, au tome V des travaux de l'Académie, affirme gravement qu'un chirurgien bien connu de reims, Husson, mort en 1810, assurait avoir connu les filles des deux voisines, désignées sous le nom d'Alis et Simonette. Jean Hélart aurait connu Le Brun à Rome en 1642 et aurait développé à son contact le goût de l'art académique ; il obtient en 1670 le titre de peintre de la ville de Reims ; il est reçu le 30 mars 1677 à l'Académie royale avec Isaac de Lacroix sous couvert de fonder une académie analogue à Reims placée sous la protection du premier peintre de Louis XIV. Il produisit un grand nombre de scènes religieuses et fut un grand portraitiste, ce qui orienta visiblement la carrière de son fils Jacques. Jean forma assura la formation de ses enfants, Jacques, Claude et sa fille Marie [source : Paris, galerie Virginie Pitchal, 2000]. Proche de La Fontaine ; passe pour être le peintre au cœur du la fable Les Rémois [source : Danton, 1855]. "Hellart, l'ami de La Fontaine, "très bon époux, encore meilleur galant", mais reflet affadi de Vouet et de la Hire, ainsi que le montre la Sainte Famille de M. l'abbé Tourneur" [source : Darcel, Expositions rétrospectives d'Orléans et de Reims in GBA, 18760701, tome XIV, 2e période, 229e livraison, p.83-96, p. 96].
Participation du peintre peintre B (drapé du Christ) [Tour, 2017]
Technique
- Domaine
- peinture
- Libellé
- Huile sur toile
- Technique
- peinture à l'huile
- Support
- toile
- H x L x E en cm sans cadre
- 215 x 151,5 x 4
- Hauteur en cm
- 215
- Largeur en cm
- 151,5
- Épaisseur en cm
- 4
Contexte
Usage
cadeau
- Destinataire
- Roland (famille)
- Lieu d'utilisation
- Reims, collège des Jésuites, chapelle
- Notes
- L’abbé Cerf et Sutaine indiquent ce tableau dans la chapelle du Collège des Jésuites ; les armes sont celles de la famille Roland et désignent probablement François Roland, seigneur de Romain. Il est raisonnable de penser que l’œuvre fut commandée pour les Jésuites de Reims [Sutaine, 1846-1847 ; Cerf, 1895 ; Tour, 2017]
Inscription
-
signé ; daté
en bas à gauche
HELART.F. / 1684 -
armoiries
en bas à gauche, Armoiries de la famille Roland: d'argent à la fasce de gueules, chargée de trois besans d'or
Identification
- Numéro de dépôt
- D.1955-40144
- Numéro d'inventaire du déposant
- 1955.40144
Statut administratif
- Dépôt Centre hospitalier universitaire de Reims (Actuel)
Situation
- Exposé
Donnée patrimoniale
- Propriétaire : Centre hospitalier universitaire de Reims
- Protection au titre des monuments historiques : classé (08/12/1994)
Référence
Bibliographie
-
Tour Noël, "Jean Hellart, 1618-1682, peintre rémois", mémoire de recherche, 2017
Cat 24; p.76 et44 -
CERF Louis Charles, Tableaux anciens conservés dans quelques communautés et chapelles de Reims
Reims, 1896
p. 241 -
Sutaine Maxime, « Jean Hélart », Séances et travaux de l’Académie de Reims, 1846-1847, vol. 5
p.226-238, L. Jacquet (Reims), p. 229
Exposition
-
Le siècle de Colbert. Reims au XVIIe siècle Musée Saint-Remi
17/10/2019 - 19/01/2020
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