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Deux appuis-tête pour un couple
Tsonga
Photo : © Christian Devleeschauwer

Deux appuis-tête pour un couple

Tsonga (ethnie) (Création)
Mozambique - 2e moitié 19e siècle
bois
H x L x P en cm : 17,5 x 78,5 x 5,8
Affecté au musée Saint-Remi, 1978
Musée Saint-Remi (inv. 978.3169)

Les appuis-tête constituent une catégorie importante du mobilier des différentes cultures africaines, signalant l’importance donnée à la préservation de la coiffure - parfois très élaborée et marqueur de rang social - pendant la nuit. Sculptés dans un unique morceau de bois, ces deux appuis-tête ont certainement été réalisés pour un couple à l’occasion de son union, lien fortement symbolisé par la chaîne qui les lie. Les deux montants verticaux, appuyés sur une terrasse, sont reliés par deux fortes traverses, tandis que le plateau supérieur incurvé se termine aux deux extrémités par un redent pointant vers le sol, souvent présent sur les appuis-tête des ethnies Shona et Tsonga. Aux anneaux présents aux deux extrémités extérieures sont suspendus deux contenants à poudre de tabac, sans doute destinés à faciliter les rêves pendant la nuit et ainsi les contacts avec les ancêtres.

Olga de Lautreppe, âgée de 73 ans, offrit l’objet au musée de Reims en mars 1930. Il fut inscrit à l’inventaire sous l’appellation « La Chaîne nuptiale » et désigné comme « pièce de mobilier des indigènes de l’archipel polynésien ». Cette confusion est certainement le fait de la donatrice dont le mari, Félicien William Albert Le Cocq de Lautreppe (né en 1856), fut un grand voyageur, ingénieur minier et naturaliste après s’être essayé, sans succès, à la sculpture et la peinture dans sa jeunesse. Dès la fin des années 1880, il s’installa à New York, collaborant à différents journaux et se rendit en Polynésie où il visita Robert Louis Stevenson dans sa villa de Samoa, en mars 1894. Il voyagea ensuite longuement en Amérique du Sud, au Pérou et au Mexique notamment, avant de retourner séjourner à Londres à partir de 1919. Ces appuis-tête figuraient peut-être parmi les objets ethnographiques rapportés de son voyage en Polynésie dont l’une des routes passait, depuis l’Europe où il se trouvait encore à l’automne 1893, par l’Afrique du Sud et la côte du Mozambique. [G. Magnier, 2020]

Notice complète

Description

Deux appuis-tête en bois sculpté. Chaque élément est constitué de deux montants verticaux appuyés sur une terrasse, reliés par deux traverses et surmontés par un plateau incurvé. Les extrémités de ce dernier se terminent par un redent pointant vers le sol, et présentant un anneau. Deux contenants sont suspendus sur l’extrémité extérieure de chaque appui-tête, tandis que ceux-ci sont reliés par une chaîne.


Sujet/Thème
chaîne

Création

Titre
Deux appuis-tête pour un couple
Dénomination
appui-tête
titre inscrit à l'inventaire
La chaîne nuptiale
Création
Tsonga (ethnie)
Lieu : Mozambique
Epoque, datation : 2e moitié 19e siècle

Technique

Domaine
Afrique sub-saharienne mobilier vie sociale-culturelle

Libellé
bois
Matière
bois

H x L x P en cm
17,5 x 78,5 x 5,8
Hauteur en cm
17,5
Largeur en cm
78,5
Profondeur en cm
5,8

Contexte

Usage

mariage
Destinataire
Tsonga (ethnie)
Lieu d'utilisation
Mozambique
mobilier
Destinataire
Tsonga (ethnie)
Lieu d'utilisation
Mozambique

Inscription

  • numéro
    sur l'objet, À l'encre blanche
    691

Identification

Numéro d'inventaire
978.3169

Statut administratif

  • 978 Changement d'affectation, 1978 (Actuel)
    Affecté au musée Saint-Remi
  • 930.5 Don, 1930 (Antérieur)

Situation

  • Non exposé

Collection antérieure

Donnée patrimoniale

  • Propriétaire : Ville de Reims

Référence

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