voir votre panier
Commode-écritoire à secrets
SADDON
Photo : © Devleeschauwer Christian

Commode-écritoire à secrets

Jean SADDON (menuisier)
18e siècle
Chêne et bois assemblés, ferrures, plateau en marbre, écritoire couvert en cuir.
H x L x P en cm : 83,6 x 113,5 x 60
Don Louis MENNESSON, 1935
Musée des Beaux-Arts (inv. 935.15.1)

Le style rocaille se développe de 1730 à 1760, s’étendant à toute l’Europe sous le nom de style « rococo ». Il désigne une ornementation imitant les rochers et les pierres naturelles, ainsi que la forme incurvée de certains coquillages. Ce ne sont que lignes courbes et asymétriques, dont le traitement novateur par les artisans, ébénistes, etc., va donner lieu à des merveilles. Il trouve son apogée, en France, sous la Régence et sur tout sous le règne de Louis XV. L’art rocaille, généralement résumé en un jeu subtil de courbes et contre-courbes, atteint une richesse d’invention exceptionnelle, souvent dans l’exubérance et la surcharge de son décor. Il est aussi caractérisé par une vigueur du mouvement, un relief souple et déchiqueté, et une asymétrie du décor. Plusieurs meubles des collections illustrent cette période parmi lesquels cette commode-écritoire à secrets de Jean Saddon.

Il s’agit d’un meuble d’appui à quatre tiroirs sans traverse, le tiroir supérieur étant organisé en écritoire, le tout en chêne. Il est couver t d’un plateau en marbre mouvementé et débordant. La façade et les profils sont galbés. Le décor sculpté sur les deux tiroirs supérieurs se poursuit de la façade sur les côtés. Les montants et les tabliers sont sculptés, les pieds sont en rouleaux. Cette commode est signée deux fois (estampille et poinçon) sur le dessus, aux angles antérieurs, « J. Saddon », artisan ayant travaillé à Paris au milieu du XVIIIe siècle.

La forme rappelle les ouvrages d’ébénisterie allemands ou italiens. Certaines commodes allemandes présentent en effet un dessin extrêmement compliqué avec des courbes très prononcées et des montants sculptés. On peut également évoquer comme source d’inspiration possible des dessins de commodes d’un rocaille exubérant inventés par l’architecte François de Cuvilliés, actif en Bavière, au service du prince-électeur. [C. Delot, 2017]

Notice complète

Description

Meuble d’appui à quatre tiroirs sans traverse, le tiroir supérieur organisé en écritoire. Couvert d’un plateau en marbre mouvementé et débordant. La façade et les profils sont galbés. Le décor sculpté sur les deux tiroirs supérieurs se poursuit de la façade sur les côtés. Montants et tablier sculptés, pieds en rouleaux.


Sujet/Thème
rocaille orn guirlande orn

Création

titre attribué
Commode-écritoire à secrets
Dénomination
demi-commode
Dénomination
commode-secrétaire
Dénomination
commode
menuisier
Jean SADDON
Epoque, datation : 18e siècle

Technique

Domaine
mobilier

Libellé
Chêne et bois assemblés, ferrures, plateau en marbre, écritoire couvert en cuir.
Matière
chêne marbre cuir métal bois
Technique
assemblé

H x L x P en cm
83,6 x 113,5 x 60
Hauteur en cm
83,6
Largeur en cm
113,5
Profondeur en cm
60

Contexte

Forme rappelant les ouvrages d’ébénisterie allemands ou italiens. Certaines commodes allemandes présentent en effet un dessin extrêmement compliqué avec des courbes très prononcées et des montants sculptés. On peut également évoquer comme source d’inspiration possible des dessins de commodes d’un rocaille exubérant inventés par l’architecte François de Cuvilliès (1695-1768), actif en Bavière, au service de l’Electeur. Vers 1745 circulent à Paris, sous forme de fascicule, ses douze "desein de comodes" gravés en six planches par C.A. de Lespilliez. Une commode galbée italienne passée en vente à l’Hôtel Drouot le 5 décembre 1980 présente une forme proche avec ses montants rocaille terminés par des pieds cambrés à volutes.

Inscription

  • marque de fabricant ; estampille
    sur l'objet, sur le dessus, aux angles, à l'avant, à deux reprises, accompagné du poinçon de jurande parisien.
    J. SADDON [marque]
  • numéro
    sur une des parties de l'objet, casier IX, tiroir secret, à l'encre
    8
  • numéro
    sur une des parties de l'objet, casier VI, tiroir secret, à l'encre
    6
  • numéro
    sur une des parties de l'objet, casier VII, tiroir secret, à l'encre
    3
  • inscription concernant la vente ; étiquette
    sur une des parties de l'objet, casier VII, tiroir secret, mention à l'encre sur papier ligné, à deux reprises
    Ventes Paris
  • numéro
    sur une des parties de l'objet, casier XII, tiroir secret, à l'encre
    1
  • étiquette
    sur une des parties de l'objet, casier XII, tiroir secret, trace
  • Marquage numéro d'inventaire
    sur l'objet, marquage des parties peu lisible

Identification

Numéro d'inventaire
935.15.1
Nombre de parties
11

Statut administratif

  • 935.15 Don Louis MENNESSON, 1935 (Actuel)

Situation

  • Exposé dans le futur musée

Collection antérieure

Référence

Bibliographie

  • Le Guide. Chefs-d'oeuvre du musée des Beaux-Arts de Reims
    Paris, 2017
    DELOT Catherine, notice "Commode-écritoire à secrets", page 94, reproduction couleur page 95.
  • VERLET Pierre, Les meubles français au XVIIIe siècle - I - Menuiserie
    Paris, 1956
    Tome I, p. 41, 108, 105 et 117 et pl. XI
  • THEUNISSEN André, Meubles et Sieges du XVIIIe Siecle: Menuisiers, Ebenistes, Marques, Plans et Ornementation de Leurs Oeuvres
    Paris, 1934
    page 158
  • L'Union, 1970 (10 février)
    Reprod. photographique
  • Reims RMN, 2002

Cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

Télécharger le visuel

Cette oeuvre sera numérisée en haute définition lors d'une prochaine campagne.

Demander un nouveau visuel

Imprimer la notice de cette oeuvre

Fiche simplifiée Fiche complète

Votre panier

voir votre panier

Laissez un commentaire

Votre message
Qui êtes-vous ?

Votre contribution apparaîtra après validation par l’administrateur du site.

Partager cette fiche