Museum Week 2026
Prompt ayant servi à la publication du 2 juin 2026 sur la page Facebook des musées.
Prompt
Partant de ce que tu sais du projet pour le futur musée des Beaux-Arts de Reims, peux-tu imaginer des commentaires de visiteurs qui en sortiraient ?
Par exemple :
un Rémois de 69 ans venu avec sa compagne,
une famille avec trois enfants (11 ans, 9 ans et 2 ans),
un couple de Parisiens en excursion pour le week-end, âgés de 30 ans.
ARCHITECTURE
« Si la richesse de la collection du musée des Beaux-Arts ne fait aucun doute, l’édifice qui l’abrite souffre aujourd’hui, tant dans la relation qu’il entretient avec la ville que dans la manière dont il s’ouvre à elle. Sa morphologie, tout comme son état général, a perdu de sa clarté, subissant plusieurs interventions, ponctuelles et souvent peu cohérentes.
Notre intention ne consiste dès lors pas seulement à rénover un bâtiment, mais aussi à restaurer la mémoire qu’il porte au sein d’une ville profondément transformée par l’Histoire, et que notre époque a su peu à peu remettre en valeur.
Notre proposition vise à retrouver l’ordre premier et la clarté du dessin en partant du tracé et de la mémoire de l’édifice existant : le système de cours, aujourd’hui disparu, qui organisait les volumes construits, clarifiait les parcours, hiérarchisait les fonctions et donnait la mesure de l’espace vide.
Le projet attribue une valeur forte à la rénovation de l’héritage important laissé par l’abbaye Saint-Denis. Les différents corps de bâtiments sont conservés dans leur quasi-totalité et modifiés a minima afin de renforcer la lecture de leur géométrie. C’est dans le renforcement de la matrice originelle du lieu que le nouveau projet s’enracine. L’idée de cloître est réinvestie, et l’ancienne église se voit dotée d’une relation visuelle exceptionnelle avec la cathédrale de Reims.
Le projet propose de redessiner les anciens cloîtres de l’abbaye dans un geste unique et clairement contemporain. Une enceinte redéfinit la relation à la rue et aux constructions adjacentes, en leur donnant de l’épaisseur, de la matière et de la clarté. Cette séquence de volumes intemporels, dépourvus d’artifices mais affichant la matérialité du centre historique de Reims, définit une nouvelle relation du bâtiment avec son environnement, ainsi qu’avec ses cours recréées. Elle compose de nouvelles entrées, circulations et fonctions dédiées au public. »
Francisco Aires Mateus, architecte
PARCOURS
Dès l’accueil du musée, le visiteur découvrira quatre panneaux en céramique monumentaux, décors du Pavillon de la céramique pour l’Exposition internationale de 1937 à Paris. Ces œuvres symbolisent le rôle de Reims dans l’histoire internationale des arts décoratifs et de l’architecture du XXe siècle, après les destructions de la Grande Guerre.
Au rez-de-chaussée, deux ailes accueilleront une vaste galerie de sculptures et la section dédiée aux XVIe et XVIIe siècles. On y verra notamment, dans un cabinet précieux, les 13 portraits peints par Lucas Cranach le Jeune, ainsi que la peinture européenne du XVIIe siècle, présentée dans un parcours thématique s’achevant par une salle dédiée aux portraits.
Au premier étage, après l’espace consacré à la remarquable collection de céramiques de Jeanne-Alexandrine Pommery, une vaste galerie évoquera le XVIIIe siècle en mêlant peinture et mobilier, autour des artistes de l’École de dessin de Reims, de François Boucher et d’Alexandre-François Desportes. Après une salle dédiée au néoclassicisme, le visiteur débouchera sur un vaste palier introduisant aux arts du XIXe siècle, qui occuperont les trois autres ailes de ce niveau.
Des salles seront consacrées :
au romantisme,
aux débuts du paysagisme, avec les 27 œuvres de Camille Corot,
à l’impressionnisme, avec les œuvres emblématiques de Claude Monet, Alfred Sisley, Camille Pissarro et Pierre-Auguste Renoir,
aux courants réalistes et symbolistes, autour de grandes compositions,
à l’orientalisme.
Après avoir traversé une évocation de la galerie de peintures du collectionneur Henry Vasnier, le visiteur sera immergé dans les décors Art nouveau d’une salle à manger et d’une chambre créés par Émile Gallé.
Le second étage sera entièrement consacré aux arts du XXe siècle, après une salle dédiée aux fondateurs de la modernité, les Fauves et les Nabis. À travers un parcours consacré aux arts décoratifs des années 1910 à 1940, le visiteur découvrira plusieurs riches sections thématiques :
le vitrail religieux et civil,
la reconstitution de la salle à manger et du salon de l’hôtel particulier de Fels, à Paris, chef-d’œuvre de l’Art déco,
le mouvement surréaliste rémois du Grand Jeu.
Le mobilier et les objets d’art seront mis à l’honneur tout au long de ce parcours. Une vaste galerie sera enfin consacrée à l’un des artistes franco-japonais les plus célèbres, Léonard Foujita, dont le musée des Beaux-Arts est devenu un lieu de référence.
Des dispositifs pédagogiques, des studios interactifs et des espaces de repos jalonneront le parcours pour une expérience de visite totale.
MÉDIATION
Une médiation innovante
Cette orientation s’adresse au grand public comme aux publics porteurs de handicap. À noter : une proposition originale en France pour ce type de musée, le public jeune bénéficiera d’un parcours émaillé d’activités conçues expressément pour lui. Propositions ludiques, numériques, espaces d’interprétation… tout est mis en œuvre pour faciliter ou enrichir la compréhension des œuvres, solliciter les sens ou établir des passerelles entre les courants, les techniques et les périodes artistiques. Un levier pour développer le public familial, placé au cœur du projet du futur musée.
Affirmer nos valeurs et aller vers les nouveaux publics
L’ambition du futur musée des Beaux-Arts implique de faire du nouveau musée un service public culturel exemplaire, au service des habitants du territoire. Le musée a développé, depuis de longues années, une expertise auprès de publics éloignés de la culture (maisons de retraite, maisons d’arrêt, instituts médico-éducatifs, etc.) et un réseau étendu de partenaires institutionnels et associatifs sur le territoire. La fermeture du musée pour travaux offre l’opportunité d’inventer une nouvelle manière de faire de la médiation hors les murs, en plaçant au centre des propositions et des outils ceux auxquels ils sont destinés.
LES PLUS
Un espace de restauration proposant des plats de qualité, donnant sur le jardin.
Une boutique très bien achalandée, avec de nombreux produits en lien avec l’art et les collections.
Un centre de documentation pour approfondir ses connaissances.