Ecole du Louvre

Musée des Beaux-Arts

Ecole du Louvre

Echange / Conférence
du lundi 13 septembre au lundi 15 novembre 2021

École du Louvre Palais du Louvre à Reims

avec le musée des Beaux-Arts de la ville de Reims, le Conservatoire à Rayonnement Régional de Reims
et les Bibliothèques de Reims

Cycle thématique n°1

Métamorphoses de l’art français au XVIIIe siècle : de la rocaille au néoclassicisme

5 séances d’1 h 30, les lundis de 18 h 15 à 19 h 45 à l’auditorium du Conservatoire à rayonnement régional, 20, rue Gambetta, 51100 Reims

Du lundi 13 septembre 2021 au 15 novembre 2021

Par Pauline Randonneix, doctorante à l’Université de Genève et chargée de travaux dirigés à l’École du Louvre

« À la mort de Louis XIV, l’engouement pour la couleur contribue à la métamorphose de la peinture qui s’adapte au goût aimable de la rocaille. La fête galante et la pastorale déploient une sensualité toute moderne, dont témoigne la fameuse Odalisque de François Boucher conservée au musée des Beaux-Arts de Reims. La peinture devient une pratique bien plus hédoniste qu’auparavant.
Mais le renouveau du goût pour l’Antiquité au milieu du siècle bouleverse et métamorphose à nouveau le cours de l’inspiration artistique. La recherche du Beau idéal s’affirme alors contre les caprices de l’art rocaille et une peinture jugée pervertie. Grâce à la diffusion des découvertes archéologiques, la mode antique, ou anticomanie, se décline désormais « à la grecque » ou en « style pompéien », qui cohabitent avec des thématiques centrées sur l’homme et sur la nature.
Cependant, rocaille ou néoclassique, la peinture convoque tout autant l’artifice, l’imaginaire, la recherche de l’effet et la virtuosité. L’art français veut renouer avec le « grand genre » de la peinture d’histoire sous Louis XIV et s’oriente vers une rigueur, une austérité d’une noble et grave simplicité qui se manifeste in fine dans un néoclassicisme héroïque et dépouillé, qu’incarne magnifiquement La Mort de Marat de David, également conservé au musée des Beaux-Arts de Reims.
Ce néoclassicisme au service d’une peinture moralisatrice oriente la fin du siècle vers de nouvelles formes d’art qui portent déjà en germe le romantisme du siècle suivant.
En lien avec les collections du musée des Beaux-Arts de Reims, ce cycle propose de parcourir les différentes métamorphoses de l’art français au XVIIIe siècle, et plus particulièrement de la peinture, de François Boucher à Jacques-Louis David, de la rocaille au néoclassicisme, où s’accordent et s’opposent tour à tour, l’homme, la nature et la raison. »

Lundi 13 septembre 2021:Boucher et les peintres des fêtes galantes
Lundi 20 septembre 2021:Le modèle antique renouvelé : naissance de l’anticomanie
Lundi 27 septembre 2021 :« Ut pictora hortus » : du naturel au sublime
Lundi 18 octobre 2021 : « Exemplum virtutis » : raison et sentiment
Lundi 15 novembre 2021 : Le triomphe de David : du néoclassicisme au préromantisme

Cycle thématique n°2

Une histoire de la sculpture, des débuts de la IIIe République à la Seconde Guerre mondiale

5 séances d’1 h 30, les lundis de 18 h 15 à 19 h 45 à la Médiathèque Jean Falala, 2 rue des Fuseliers, 51100 Reims

Du lundi 2 mai 2022 au 27 juin 2022

Par Ophélie Ferlier Bouat, conservatrice au musée d’Orsay

« La sculpture a longtemps été considérée comme un art traditionnel se mouvant avec lenteur, au mieux en retard par rapport à une peinture davantage novatrice, au pire incapable de se moderniser. Ce regard a été largement conditionné par la statuomanie de la fin du XIXe siècle : la multiplication de commandes, en particulier monumentales, a diffusé un art académique parfois répétitif. Pourtant, des courants plus novateurs, souvent picturaux à l’origine, sont également explorés dans le domaine sculpté (naturalisme, symbolisme…).
Il faut attendre l’émergence d’Auguste Rodin pour que la sculpture prenne résolument une voie indépendante et acquière ses véritables lettres de noblesse. Rodin recompose le paysage de la production sculpturale. Le mouvement de rénovation de la discipline par un retour à la simplicité de l’art antique se positionne ainsi en réaction à l’expressivité rodinienne. La production connaît dès lors une grande diversité, marquée par une tendance générale à la redéfinition subjective de la forme, qu’elle soit guidée par des volontés de synthèse, de constructivisme ou d’abstraction. La sculpture prend désormais en compte l’espace qui l’entoure, se l’approprie, et interroge ses propres limites pour mieux les repousser. »

Lundi 2 mai 2022 : Le tourbillon des styles (1870-1900)
Lundi 9 mai 2022 : Autour de Rodin, l’expression et le fragment (1900-1920)
Lundi 23 mai 2022 : Le retour au style
Lundi 20 juin 2022 : Nouvelles approches
Lundi 27 juin 2022 : Abstraction et persistance figurative (1920-1940)