L’École du Louvre à Reims

L'École du Louvre à Reims

Echange / Conférence
le lundi 15 octobre 2018

Cycle thématique n°1 : Tsuguharu-Léonard Foujita, le phénomène japonais de Montparnasse
5 séances d’1h30, les lundis de 18h15 à 19h45
Du lundi 15 octobre 2018 au 10 décembre 2018

Par Sylvie Buisson, historienne d’art et co-commissaire* au musée Maillol de Foujita, peindre dans les années folles, expert international de Léonard Foujita, ancien conservateur au musée du Montparnasse.

En 2018, la France célèbre Foujita : le cinquantenaire de sa mort est inscrit au Livre des commémorations nationales et plusieurs expositions lui sont consacrées dont une au musée des Beaux-Arts de Reims, Foujita, l’élégance du trait.
L’actualité est dense autour de celui qui préfère la vie de bohème à Paris plutôt qu’une carrière toute tracée au Japon. Celui qui partage la grande aventure de l’art moderne du XXe siècle avec Modigliani, Picasso, Soutine, Kisling, Pascin, Van Dongen, Derain ou Vlaminck, contribue à la renommée de Paris, capitale mondiale et incontestée des arts.
« On me prédisait que je serais le premier peintre du Japon, mais c’était le premier peintre de Paris que je rêvais d’être. Il me fallait aller aux sources. »
L’élégance, le raffinement et la puissance d’une modernité singulière aux tracés arachnéens et nuances subtiles de blancs, de noirs, de gris, d’or et de poésie, n’ont pas d’équivalent.

En Foujita, l’Orient rejoint l’Occident, sa vie n’est jamais un long fleuve tranquille, ses autoportraits défient le temps qu’il dédie à l’art, cinq femmes et des milliers de modèles. Le chat demeure son confident jusqu’à Reims où, converti et baptisé en la cathédrale, il repose depuis 1968 comme un roi au coeur de sa chapelle.

Ce cycle reposant sur 5 thèmes complémentaires se propose de décrypter et d’approfondir le phénomène Foujita, de déchiffrer le syncrétisme et l’extraordinaire hybridation de son art, tout simplement.

Lundi 15 octobre 2018
Le funambule : entre Orient et Occident

Lundi 12 novembre 2018
Le chat : les 7 vies de Foujita

Lundi 19 novembre 2018
La figure : l’autoportrait, la femme et l’enfant

Lundi 3 décembre 2018
La nature morte : objets inanimés, avez-vous donc une âme et la force d’aimer ?

Lundi 10 décembre 2018
Le sacré : un syncrétisme fait d’or et de pierres

Léonard Foujita (1886-1968), Planche XIII, Longchamp, 1951
Eau-forte pour La Rivière enchantée de René Héron de Villefosse
BM Reims, Réserve CHG 90
Bibliothèque municipale de Reims
Photo BM © Fondation Foujita /Adagp, Paris 2018
* Commissariat général : Sylvie Buisson, Anne Le Diberder, Fondation Foujita, représentée par Carole Boivineau